Les alcooliques amateurs

L’homme est inexorablement une latente poche a gnôle. A la moindre invitation, à la moindre impulsion, il se rue, bouche en cœur, sur le goulot d’une bouteille ou sur la courbe d’un verre ballon et autre contenant pour substance liquide licite.

Qu’on le veuille ou non on chante à tout bout de champs l’ivresse et le glouglou social qui fait de nous de bons français mais qui nous rend parfois de si peu respectables humains. Mais point de morale, l’alcool nous fait payer cash nos excès. Pivert dans la tête le matin, tête dans la cuvette, bleus et contusions diverses, inconnu dans son lit, prix nobel de la lourdeur, touche pipi incongru, braqueur de sapin dépressif… En somme, le calcul est simple, un peu ça va, trop bonjour les dégâts.

Ce que je voudrais mettre en exergue dans cette ode à la vinasse, c’est autant le ridicule que le côté exaspérant des situations que l’alcool à outrance nous font vivre et surtout, font vivre aux autres, au risque de pourrire une soirée voir une année… ou une vie (ouais carrément).

On sait bien que “sans alcool la fête est plus folle” est une débilité notoire, qui ne se vérifie que dans 0.003% des cas quand vous partez avec une bande de gogolles consanguins pour un campement de chasse au dahu en plein mois d’aout.Donc dans 99,997% des cas, les fêtes sont alcoolisées. Autant de chance donc de se retrouver dans une soirée Mister Cocktail que d’avoir un chiard sans oublie de pilule.

Reconnaître les symptômes

Donc pour faire la fête, l’alcool aide… jusqu’à un certain point. ” Alors Joséphine cette soirée ? Cool ? Quoi ?  “, “Hemaaueh beuhhh ahhh euhh”… Joséphine à la frange qui coule l’huile, les yeux noirs qui collent plus qu’une conjonctivite infantile, une haleine de sanibroyeur… bref, Joséphine a vomi toute la nuit. Elle aura beau avoir dansé sur les tables et presque réussi à pécho un mec inconnu qu’elle trouvait trop beau, mais qui une fois à la lumière du jour avait sûrement des chicos, une mèche, une haleine et un cul de poney … elle a beau avoir rit très (très très) fort et tenté des truc de ouf (vraiment vraiment ouf, genre : montrer ses nichons)… A aucun moment vous ne l’enviez. Ni elle, ni le mec/poney qui l’a ramené mais non rentré, et qui est donc rentré, chez lui, la quéquette derrière l’oreille parce que Joséphine s’est endormie à peine assise dans la voiture mais non sans avoir eu le temps de laisser une belle galette sur le tapis passager. Le lendemain, Mec/Poney est bon pour cuver son vin avec l’œil morte plaine tourné vers une beauté saoule disparue, tout en récurant, javel en main, sa 206 coupée. Un soirée pleine désillusions pour cet amateur des sports de chambre en 4 roues. Une soirée pleine de désillusion pour notre nouveau né Zombie, Joséphine, qui erre les mains tendues vers l’avant, titubant, aveugle, lobotomisée, en quête de mieux être, avec pour seul volonté et rêve que Mc Do se dote d’un putain de service de livraison.

Le prix concourt du Ivre de l’année.

Toutes catégories… ça inclus ceux qui ont l’alcool, mauvais, triste, volubile, chantant, grimpant, dépressif. En poids de viande marinée, imbibée, j’ai un un bon trente trois tonnes d’exemples, mais voici les lauréats.

  • Prix du Ivre Drame de société

L’amie qu’il n’aurait pas fallu inviter (et avoir pour amie)… oui parfois vous n’y pensez pas mais les gens nourrissent secrètement pour vous et les autres humains,  une forme de haine sous-jacente, qui resurgi brutalement une fois bien hydraté (d’alcool). Et voilà que fuse une première blague qui met un blanc “Et vous avez vu Gladysse a un énoooorme cul” (dans cet exemple j’ai été Gladysse) “Et vous avez vu ??? einh … le cul ééééénoooooorme de Gladysse”… -_-‘  le smiley est carrément mérité. Et puis comme les gens sont souvent plus sympa que ça, L’amie en question se fait mettre sur la touche, on l’ignore, ce qui ne fait qu’empirer les choses. Viennent ensuite, larmes, lamentations, petits coups de poing répétitifs sur le bar collant, boudage, et enfin pourrissage de la terre entière “De toute façon, vous êtes tous des cons” “Tu le savais pas Roberta mais la dernière fois ton copain m’a mis une main au cul pendant le repas…”. Au final quand vous voulez aller en boîte, elle veut pas. Quand vous y êtes, elle râle. Quand vous en partez, elle pleure et vous insulte. Si vous la chambré sur son humeur, elle vous tue (en rêve) et vous fais vivre un cauchemar en vrai (genre parler de votre cul… encore et toujours). Boulet de la soirée. Fin d’une amitié requalifiée copinage pour l’occasion. J’avoue que dans ce genre de cas l’alcool rend service à tout le monde … après coup.

  • Prix du Sport et botanique

Le copain bourrin gentil… vous savez le genre pilier (et de comptoir). Le bon gars que tu feras jamais chier parce qu’il est gentil, mais aussi parce qu’il est plus fort que toi. Tu le sais, il le sait, la paix est le chemin donc. Voilà c’est votre pote, et il a décidé de faire un concours viril, le numéro 2 du box office des concours virils : après “qui a la plus grosse”, avant “qui pisse le plus loin” et bien devant “qui a la plus belle meuf”… Qui est le “better faster stronger descendeur de verres”. Concours à l’impact social hautement important. L’admiration de tes proches est en jeu, ton honneur, ta vie tout entière repose sur ça… attention on ne déconne pas avec le “better faster stronger descendeur de verres” !!

Donc copain pilier gentil, claque un à un les verre vidés. Bon toi (moi) t’es un fille ou toi (toi) t’es un gars et t’es déjà le plus plébiscité, donc tu n’as pas besoin de suivre. Copain pilier parle fort, comme à avoir des comportements douteux du genre, frapper sur sa poitrine, lever les bras en l’air, chanter Michel Delpeche, dancer la cucaratcha. Et voilà, maintenant la bête veut être libérée… on descend en ville, dans les bar, confronter son alcoolisme aux autres. Vous savez tous comment finissent ces soirées. Vous avez tous un exemple à raconter. Ici ça fini avec une histoire de sapin volé qui sert tour à tour de trophée, d’arme, de moyen de pression… ça passe par des menaces de bagarre, des coups de poing dans les murs, des chagrins… encore un peu de Michel Delpeche… renommé Michel Fupèche, après confusion avec Michel Fugain.

Tu ne peux décemment pas laisser un garçon de ce gabarit ayant des troubles du comportement, tour à tour tout amour et tout colère, déambuler ivre, un sapin dans les mains. La probabilité que quelque chose de regrettable arrive est grande. Donc toi tu es garde fou pour la nuit. Et quand enfin  la bête ronfle apaisée sur une table, non sans avoir remis le sapin a son exact place d’origine, t’as décuvé et les rues sont vide, le jour se lève.

  • Prix du Ivre son et images

Les colocs qui rentrent de boîte… et qui tentent de faire doucement, parce qu’ils sont sympa et ne veulent pas vous réveiller.  Alors il ouvrent précautionneusement la porte, marchent sur la pointe des pieds, chuchotent, se mettent au lit et dorment gentiment. En tout cas voilà ce que eux ont vécu en sachant qu’il ont pris tellement de décibels dans les oreilles qu’ils ont en rentrant les capacités auditives d’un homme de 100 ans, sourd de surcroit, et qu’ils ont tant bu qu’ils ont les capacités motrices équivalentes à celles d’un enfant après trois minutes de tourniquet. Donc vous dans votre lit vous avez d’abord été réveillés par les portes de voitures claquées sous votre fenêtre, suivi du brouhaha des rires de ce petit groupe montant à votre étage. Puis vous avez lutté avec eux pendant les deux minutes nécessaires pour trouver la bonne clé, la ramasser trois fois, et enfin trouver le sens d’ouverture d’une serrure, afin d’entrer dans l’appartement. Oui vous avez noté qu’il ont appuyé relativement doucement sur la poignée pour refermer derrière eux, mais ont ensuite remis une bonne minute à refermer. Puis ils ont marché sur la pointe de pieds ce qui expliquerait les bruits de chute. Enfin ils ont chuchoté “MAUUUURRIIIICCCE, CHUUUUT, HEHE… TU VEUX VOIR MES NICH…CHUUUUT”. Ahem. Enfin, le clou de la soirée c’est Maurice : fin mélomane, gravement atteint de fascisme musical, ayant tenté sans succès de nous trainer dans un bar de poilus toute la soirée, et ayant fini par capituler et danser comme tout le monde sur des sons bousesques en boite de la night.  Maurice rentre hagard, et se rue sur son ordinateur pour se purifier les tympans à coup son noble et rock’n’roll. Et après une gestuelle se limitant à des fucks pour le DJ et les chanteur aux ivres carcasses entonnant du Michel Delpèche. Voilà donc Maurice, mettant le son à fond et se lançant dans une session de air guitare aussi pitoyable (à ton sens, toi est couché et qui voudrais juste dormir), qu’anthologique (pour lui ou pour Josiane qui aime Maurice d’un amour ivre…). Maurice n’a plus qu’une rengaine :  qu’il chuchote à sa façon aussi “Putain ce son, ce son mon gars (à Josiane), comment il déboite ce son”…. “C’est pas du son de malade ça ??? ” (oui il est en solo là)… “écoute moi ça !!! Piiii pa tiouuuuu tiouuuu”…

Une heure durant vos amis colocs auront saccagé votre nuit. Une nuit durant votre ami pilier vous aura semé dans les rues de votre ville (mais un homme avec un sapin ça se retrouve facilement). Des années durant votre amie vous aura rabattu les oreilles. En sommes nous sommes envahi par les poches à gnôle, les arsouilles et autres viandes soules… a chaque soirée son lot d’ivres aventures… on a tous était le boulet d’une soirée. On tous vécu une journée enfer, ou plusieurs, suite à de pénibles et regrettées murges. Mais on en reparle tous comme si dans le fond on avait vachement rit. Surement l’alcool aide en ce sens car franchement ça fait rire qui, de se faire peloter par un poney, de s’endormir la tête sur la cuvette épuisé de constater à quel point notre estomac est capable de contenance, de se croiser l’œil coupable entre alcoolique à l’ouverture du McDo le dimanche matin, d’avoir deux jours de black out, trois jours de migraine et des échardes de sapin dans le cul…

Tout le monde en fait…

Je clôturerai sur les oubliés mais on les salut quand même :

  • Prix du Ivre 1er de cordée.

Le soulard au besoin d’ascension “fessale”, celui qui monte sur les tables, sur les arrêts de bus, sur les panneaux de signalisation, les lampadaire et les gouttières, dans le but unique de montrer son cul au plus de gens possible. Recalé pour cause de “vu et revu dans ta télé”

  • Prix du Ivre Roman jeunesse

La kikoulolalcooool aux cheveux virevoltants, un t-shirt déchiré où il est écrit “jem lé bit” et qui fini par vomir dans le casque de son scooter, n’ayant pas compris que le mètre de tequila c’est comme Sega, c’est plus fort que toi. (D’ailleurs cette jeunesse ne comprendrai même pas “Sega” mais c’est loin d’être leur pire erreur). Recalé pour cause de “mauvais goût”.

  • Prix du Ivre littérature adulte

La fille qui le regrettera, la chaudasse qui sommeil en nous se réveille et voilà qu’on s’imagine danseuse de bar à tapute à Roses, sauf qu’on est à Gondrin-les-barques et que les boites de nuit sont autant destiné à des fans de tunning pré pubères qu’à des swinger des années 60 qui ne savent pas (encore) ce qu’est une pole barre… Recalé pour cause de “vu et revu dans ta télé” “mauvais goût” “Personne veut prendre sa place”.

Je m’épargne la laborieuse idée de vous faire un TEST pour savoir quel alcoolique êtes-vous. Tout comme le jeu de mot sur éthylotest. Suite à première idée… ok je suis à bout.

Mes cher amis, j’espère ne pas avoir trop écrit comme une kikoulol et avoir eu le plus grand respect pour notre langue française (argot compris).

Paix sur la race canine et mes frères.

J.

Et ecoutez c2c pour vous rappeler que un DJ à la base, n’est pas le crétin à frange inculte qui lève les bras en vous faisant écouter de la bouse dans les boites de night.

http://www.youtube.com/embed/iP-86de-oUA

Les donneurs de le-con

Il me taraude celui-ci depuis fort longtemps.

Petite dissertation bien scolaire sur les donneurs de leçons. Par avance je vous préviens je vais être ironique : tout le devoir consiste a critiquer un trait qui me touche personnellement. La contrainte est : “Se détacher du sujet ou ce post finira dans mon blog cimetière appelé la Poubelle en Colère ?”. La problématique “Donneur de leçon, ange ou démon ?”.

Oui comme beaucoup de gens j’aime avoir raison, mais pas tout l’temps.

En revanche je jure et je crache que je n’aime pas particulière la sensation qui, soit disant vous illumine, quand vous avez donné la béquée à quelqu’un. Donneur de leçon c’est aussi un peu le nom qu’on vous donne quand on a pas apprécié vos conseils.

L’équation est simple quand quelqu’un a un problème je donne un conseil. Est ce que pour autant je suis une maîtresse d’école ? Objectivement un peu oui, car le fait de donner un conseil peut effectivement être perçu comme une forme de position de force assumé ou non par les deux partie. En gros : tu as un problème voici mes solutions.

Mais concrètement comment donner une bonne réponse à quelqu’un qui a un problème si on ne pense pas avoir la solution, même partiellement ? Dans ce cas ça donne un pathétique “oh ma pauvre je ne sais pas quoi te dire…” sans suite. J’avoue je donne toujours suite à ce genre de phrases et je plains peu. Je suis plus le genre tape dans le dos et allez viens on va trouver une solution.

Le donneur leçon cherche à résoudre trop vite le problème.

Mais maintenant allons plus loin, car appeler quelqu’un donneur de leçon pour un mauvais timing. Je n’y crois pas. Mais c’est peut-être une réponse partielle. Complétons.

Donneur de leçon signifie :

- D’une part que votre message n’est pas du tout passé. En gros il n’est pas d’accord avec ce que vous dites, sans quoi, à moins d’être idiot il y aura réfléchie et vous gratifiera… même intérieurement.

- D’autre part qu’il a blessé l’orgueil de quelqu’un. Donc conclusion immédiate. Certains ont un tel orgueil que jamais jamais aucun de vos conseils ne pourra les aider.Fuyez.

Restons sur des généralités pourquoi votre message ne passe pas et blesse. Je vois plein de raisons :

- Vous êtes mal placés pour donner des conseils. Quand la personne qui vous largue vous dit ” je ne suis pas fait pour toi…” et argumente vous y croyez ? Si votre meilleure amie qui vous connait bien vous dit “il n’est pas fait pour toi” et argumente… vous y croirai surement un peu plus. On peut dans ce cas parfois dévier sur de la mauvaise foi.

- Papy fait de la résistance. Parfois aussi, on ne veut pas voir les solutions. Nan Nan Nan. C’est de la faute à mon karma si j’ai pris six kilos, je maintiens. Quoi qu’on nous dise donc ça ne passe point et si la personne insiste, elle nous gonfle, point. Mais dans ce cas j’ai envie de dire : ne vous plaignez plus aux gens qui vous conseillent sur ce point douloureux . Avec beaucoup de chance, en plus, ils vous diront toujours la même chose : Delphine si ton compte en banque plonge comme la bourse, ce n’est pas forcement la crise, mais peut-être ton dernier voyage à Miami …”Nan, mon karma je vous dis”. Ahem !

- Vous avez une position de sermonneur ! Pour la personne a qui vous donnez des conseils vous n’êtes pas au même niveau vous êtes en un sens au dessus, âge ou autorité naturelle, personne que vous enviez. Bref, les conseils de la fille qui a tout réussi, ça vous fait royalement chier ! Les conseils de votre Soeur/mère/banquier/père/autre patriarche… en terme de gestion financière, aussi ! Votre patron qui vous dit ce qu’il faut faire… on a compris. Mais bon a un moment aussi demandez vous si vous le sermonné vous n’avez pas aussi tout simplement un problème de confiance en vous doté d’un problème avec l’autorité.. ça peut aider d’y penser, même si on a tous compris le côté relou de la chose.

- Vous vous y prenez très très mal. Et oui quand on dit a Delphine pour l’aider a remonter la perte de son petit ami “De toute façon je pouvais blairer ce connard, il me faisait penser à mon Ex Roger qui me tabassait… tu sais tu te souviens. Bah fait comme moi passe à autre chose, maintenant tu vois je connais le bonheur avec Michel, et ton blaireau là il ne m’aimait pas en plus… tu as raison de le quitter… ah c’est lui qui t’as….”. Inutile d’expliquer davantage.

Ce que je peux dire, au final c’est que aider les autres ce n’est pas évident. De toutes les personnes que j’ai conseillé j’ai connu deux poids deux mesures. Certains me sont reconnaissant pour le temps passé à les conseiller et à m’y tenir, à ne pas me contenter d’opiner du chef. D’autre m’en veulent, toujours, car je dois rentrer dans un des critères indiqués plus haut. Parfois surement je ne savais pas discerner qui aider et qui laisser là ou il est, car au fond, il y est surement bien et je me trompe de croire que l’aider est ce qu’il attends. Je ne sais pas juste écouter et me taire, c’est peut-être une tare. C’est tout ce que je peux objectivement dire pour ce sujet.

Je suis une donneuse de leçon. Mais il n’en ai pas une que je n’ai pas donné avec mon cœur et ça c’est sincèrement tout ce que j’aurais à dire à mon sujet.

Le touriste

On a une chance folle. On vit dans un coin génial. Et donc chaque année entre le 21 Juin et le 10 septembre on voit débarquer une flopée de gens. Une vague humaine, une marée. Les TOURISTES.

Et bien je l’assume : je ne l’aime pas la masse touristique. Non. Oh oui tu peux me dire… ” ahem ces pseudo basquisants alors qui ne font que râler sur les touristes… sans le tourisme ils crèveraient le bouche ouvertent et seraient encore à l’air Neandertal… ”. Mais qu’est que t’en sais d’abord ! Tu vis ici toi ?

Nan bon c’est bien ce qu’il me semblait. Ah mais tu connais bien tu viens souvent en vacances ?? Ok tu sors…

Primo, j’aime ça la campagne et tout le monde n’a pas envie que nos petites villes ressemble à vos capitales. “C’est vraiment trop un truc de bouseux ici, ah ah regarde ces boutiques, ah ah et ce mini centre commercial, hou hou ce que c’est nul… y’a pas un concert qui vaille le coup, c’est pauvre culturellement… on se fait chier…”. Pour infos je ne me battrait pas sur ce point vous avez presque réussi à faire de nos agglomérations une sorte de petit Paris / Bordeaux. Maintenant que vous pouvez vous masturber sur vos galeries d’art et vos concerts de hypster vous pouvez nous lâcher le mou et arrêter de vomir sur nos racines et notre culture. Restez à Biarritz et Guethary, je m’en vais au daylis pour bière devant un match de rugby et après surement j’entonnerai des chants basques avec quelques amis. Vous aurez réussi une chose : me donner la rage de défendre et de m’identifier à la culture qui a bercé mon enfance.

Deuxio ça vous arracherai vos Ray-Ban d’être un minimum respectueux. On est pas à Paris ici. On se parle on est polis, le minimum, bonjour et merci.

Tersio non on n’est pas non plus une colonie anglo-Australo-UsO mes rouleaux… d’où la serveuse des cents-marches n’articule pas trois mots en français et s’agace de voir que je refuse de lui parlais anglais. Je suis bilingue Madame mais je t’emmerde.

Oh oui je suis une tête de mule. 

Le pire reste sur le route. Toi le touriste, je te klaxonnerai chaque fois que tu trainera sur la route avec ta putain de carte dépliée dans ta caisse… tu connais pas les GPS. Et bonus, mon doigt d’honneur sera bien dressé une fois que je passerai à ta hauteur. Si tu ne me dit pas bonjour ou merci bien, je te dirai connard la politesse c’est pour chiens ?? Et si tu te prend à marcher au milieu d’une rue en pensant qu’à Biarritz ou Bayonne toutes les voies sont piétonnes, je te lancerait à coup sûr un les trottoirs c’est pour les putes connard ?

Je sais c’est extrêmement vulgaire, mais essayez juste de garder un langage soutenu quand vous vous agacez au volant. “Oh flûte l’amis, pourriez vous ne pas ralentir à ce point c’est excessivement énervant, ça me met les nerf en p’lote … ” l’avantage de “connard” c’est que c’est bref et efficace. Le mec a compris qu’il vous a énervé et avec un peu de chance vous avez contribué à lui faire passer une mauvaise journée. Oui parce que quand le touriste ne se comporte pas (bien) autant qu’il se porte mal ensuite.

Car un Jean-Louis connard sommeil en tout touriste. Parce que Jean-Louis est en vacances et il croit de fait que ça s’applique à tout le monde. Il se dédouane de toute contrainte sociale : la politesse, le respect en tête. Il veut être pénard. Et puis il pense encore surement que les autochtones vivent avec le troupeaux dans les alpages (einh oui les alpages nous on dit montagne mais passons), et qu’on redescend à la transhumance. Bien certains d’entre nous soient bien présents quand même pour les divertir avec notre folklore si revigorant.

Personnellement l’été c’est la période où je travaille le plus. Je met trois fois plus de temps a me rendre au travail. Je me fait heurter dans le rue par des gens qui ne s’excusent jamais. J’entends des atrocité sur les basques et leur culture, sur ces villes et villages que j’aime. Vous vous croyez discrets peut-être ?Et tous ces gens qui font des soirée le dimanche, ou le mercredi … ou n’importe quand !

Impossible pour moi donc de me la jouer juillettiste ou aoutien… Mais je suis parfois touriste en d’autres contrées. Et oui je me perd et cherche ma route. Mais,  je passe mon temps à essayer de ne pas trop gêner les “autochtones”. Je m’excuse, je souris, je dis merci, je dis pardon, je dis bonjour. Je ne suis pas chez moi de quel droit j’imposerai quoi que ce soit. De quelle hégémonie je me croirai investie pour vouloir éradiquer ce pourquoi je pars justement en vacances. Le dépaysement, la découverte, le partage, l’échange.

Alors non je n’aime pas ces touristes, pourquoi devrais-je aimer des gens qui, de fait, ne nous respecte pas et vivraient “presque” mieux sans nous.

J’aime les touristes qui se fondent dans la masse, les explorateurs, les gens ouverts d’esprit et intelligents.

Non à :

- la pétasse qui a oublié le sens du mot dignité

- aux touristes étrangers qui ne font pas le moindre effort pour baragouiner trois mots essentiels en français.

- aux parisiens et citadins prétentieux qui nous prennent pour des cul terreux, si on te plait pas je te rappelle que tu es plus prêt de la côte d’azur, vas-y ! là bas au moins ils sont comme toi ils n’ont aucune personnalité c’est sûr.

- aux starlettes de la télé, Federic t’es un déchet on en marre de te voir te repoudrer le nez dans nos quartiers. Laurent, juste arrête de parler (fait donc ça aussi à la télé tiens ça nous fera à nous des vacances).

Oui à :

- Moustique qui créer le Festival Balck N basque à Bayonne

- A Guy qui je crois est plutôt sympa et discret

- A tous ceux qui sans nous comprendre forcement connaisse au moins les bases de la vie en société et ne les oublient sous prétexte qu’ils sont en congés et qu’ils paient.

Voilà ça c’est dit et fait !

Quand trop c est trop…

Ca part à la poubelle.

C’est vrai que je me défoule pas mal sur mon clavier quand je suis exaspérée ou désespérée. Mais au fond je trouve cela bien trop hypocrite de passer par des biais détournés. J’ai hésité à fermer ce blog. Mais bon pour les questions générales, de fond, ça me sert bien à faire passer quelques idées. J’ai donc mis aux rebuts tous mes textes trop personnels. Le container qui détient tous ces textes se prénomme pauvrement “la poubelle en colère” et il est accessible mais avec un sésame. Ces vomis frais sont repassés dans la sphère privée.

Et c’est bien mieux ainsi.

N’ayant ni l’hypocrisie suffisante pour assumer de m’épancher dans un blog. Ni la capacité de m’en prendre directement aux personnes incriminées. Je choisi de fermer mon clapet et de m’en aller vaquer à des occupations plus intéressantes que ma petite personne. Et vlan !

Et pour clôturer, voici un texte extrêmement amer et virulent. Certainement polémique qui foutra le bourdon à plus d’un. Mais c’est le summum de la misanthropie et j’aime tout simplement cette rage. Je partage, je questionne, je n’impose pas, vous vous ferez votre avis.

C’est signé Orelsan et c’est certainement sa meilleure plume.

Un morceaux de presque 6 minutes sans refrain sur l’intolérance que l’on porte tous un peu en soit.

Clip et musique en fin de paroles.

Aujourd’hui sera le dernier jour de mon existence
La dernière fois que je ferme les yeux
Mon dernier silence
J’ai longtemps cherché la solution à cette nuisance
Ça m’apparait maintenant comme une évidence

Fini d’être une photocopie
Fini la monotonie, la lobotomie
Aujourd’hui, je mettrai ni ma chemise ni ma cravate
J’irai pas jusqu’au travail, je donnerai pas la patte

Adieu, les employés de bureau et leur vie bien rangée
Si tu pouvais rater la tienne ça les arrangerait
Ça prendrait un peu de place dans leur cerveau étriqué
Ça les conforterait dans leur médiocrité

Adieu, les représentants grassouillets
Qui boivent jamais d’eau comme si ils ne voulaient pas se mouiller
Les commerciaux qui sentent l’aftershave et le cassoulet
Mets de la mayonnaise sur leur mallette, ils se la boufferaient

Adieu, adieu les vieux comptables séniles
Adieu les secrétaires débiles et leurs discussions stériles
Adieu les jeunes cadres fraîchement diplômés
T’empilerais les cadavres pour arriver jusqu’au sommet

Adieu tous ces grands PDG
Essaies d’ouvrir ton parachute doré quand tu te fais défenestrer
Ils font leur beurre sur des salariés désespérés
Et jouent les vierges effarouchées quand ils se font séquestrer

Tous ces fils de quelqu’un
Ces fils d’une pute snobe
Qui partagent les trois quarts des richesses du globe
Adieu ces petits patrons
Ces beaufs embourgeoisés
Qui grattent des RTT pour payer leurs vacances d’été

Adieu les ouvriers, ces produits périmés
C’est la loi du marché mon pote, t’es bon qu’à te faire virer
Ça t’empêchera d’engraisser ta gamine affreuse
Qui se fera sauter par un pompier qui va finir coiffeuse

Adieu la campagne et ses familles crasseuses
Proche du porc au point d’attraper la fièvre afteuse
Toutes ces vieilles, ses commères qui se bouffent entre elles
Ces vieux radins et leurs économies de bouts de chandelles

Adieu cette France profonde
Profondément stupide, cupide, inutile, putride
C’est fini vous êtes en retard d’un siècle
Plus personne n’a besoin de vos bandes d’incestes

Adieu tous ces gens prétentieux dans la capitale
Qu’essaient de prouver qu’ils valent mieux que toi chaque fois qu’ils te parlent
Tous ces connards dans la pub, dans la finance
Dans la com’, dans la télé, dans la musique, dans la mode
Ces parisiens, jamais contents, médisants
Faussement cultivés, à peine intelligent
Ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût
Qui regardent la province d’un oeil méprisant

Adieu les sudistes abrutis par leur soleil cuisant
Leur seul but dans la vie c’est la troisième mi-temps
Accueillant, soit disant
Ils te baisent avec le sourire
Tu peux le voir à leur façon de conduire

Adieu ces nouveaux fascistes
Qui justifient leur vie de merde par des idéaux racistes
Devenu néo-nazis parc que t’avais aucune passion
Au lieu de jouer les SS, trouve une occupation

Adieu les piranhas dans leur banlieue
Qui voient pas plus loin que le bout de leur haine au point qu’ils se bouffent entre eux
Qui deviennent agressif une fois qu’ils sont à 12
Seuls ils lèveraient pas le petit doigt dans un combat de pouce

Adieu les jeunes moyens, les pires de tous
Ces baltringues supportent pas la moindre petite secousse
Adieu les fils de bougres
Qui possèdent tout mais ne savent pas quoi en faire
Donne leur l’Eden ils t’en font un Enfer

Adieu tous ces profs dépressifs
T’as raté ta propre vie comment tu comptes élever mes fils?
Adieu les grévistes et leur CGT
Qui passent moins de temps à chercher des solutions que des slogans pétés
Qui fouettent la défaite du survét’ au visage
Transforment n’importe quelle manif’, fête au village

Adieu les journalistes qui font dire ce qu’ils veulent aux images
Vendraient leur propre mère pour écouler quelques tirages

Adieu la ménagère devant son écran
Prête à gober la merde qu’on lui jette entre les dents
Qui pose pas de question tant qu’elle consomme
Qui s’étonne même plus de se faire cogner par son homme

Adieu, ces associations bien-pensantes
Ces dictateurs de la bonne conscience
Bien contents qu’on leur fasse du tort
C’est à celui qui condamnera le plus fort

Adieu lesbiennes refoulées, surexcitées
Qui cherchent dans leur féminité une raison d’exister

Adieu ceux qui vivent à travers leur sexualité
Danser sur des chariots? C’est ça votre fierté?
Les bisounours et leur pouvoir de l’arc-en-ciel
Qui voudraient me faire croire qu’être hétéro c’est à l’ancienne
Tellement, tellement susceptible
Pour prouver que t’es pas homophobe faudra bientôt que tu suces des types

Adieu la nation, tous ces incapables dans les administrations
Ces rois de l’inaction
Avec leur bâtiments qui donnent envie de vomir
Qui font exprès d’ouvrir à des heures où personne peut venir
Beeeh, tous ces moutons pathétiques
Changent une fonction dans leur logiciel ils se mettent au chômage technique
A peu près le même Q.I. que ces saletés de flics
Qui savent pas construire une phrase en dehors de leur sales répliques

Adieu les politiques, en parler serait perdre mon temps
Tout le système est complètement incompétent

Adieu les sectes, adieu les religieux
Ceux qui voudraient m’imposer des règles pour que je vive mieux

Adieu les poivrots qui rentrent jamais chez eux
Qui préfèrent se faire enculer par la Française des Jeux

Adieu les banquiers véreux
Le monde leur appartient
Adieu tous les pigeons qui leur mangent dans la main

Je comprends que j’ai rien à faire ici quand j’e ranche la 1
Adieu la France de Joséphine Ange-gardien
Adieu les hippies leur naïveté qui changera rien
Adieu les SM, libertins et tous ces gens malsains

Adieu ces pseudos artistes engagés
Plein de banalités démagogues dans la trachée
Écouter des chanteurs faire la morale ça me fait chier
Essaies d’écrire des bonnes paroles avant de la prêcher
Adieu les petits mongoles qui savent écrire qu’en abrégé
Adieu les sans papier, les clochards, tous ces tas de déchets, je les hais
Les sportifs, les hooligans dans les stades, les citadins, les bouseux dans leur étables
Les marginaux, les gens respectables
Les chômeurs, les emplois stables, les génies, les gens passables
De la plus grande crapule à la médaille du mérite
De la première dame au dernier trav’ du pays…


OrelSan - Suicide Social par 3emebureau

Je suis une ado debile

Je ne vous l’avais pas encore dit mais je suis basqueafficionados. En gros, je ne peux pas dire que je suis basque (pas de lignage) mais j’ai grandi dans ce petit coin de paradis caractériel. Et j’aime ça.

Bref, dans ma petite ville nommée Bayonne, il y a une race commune : l’ado débile. Et oui la culture basque pourtant portée sur l’honneur et le respect (et le “contiens-toi bordel”), n’a pas réussi à résorber cette espèce peu rare.

Il faut que jeunesse se fasse.

Oui mais non...

ou pas…

L’ado débile, est un ado doté d’une inconscience extrême.

L’ado débile c’est le genre de jeune déroutant qui vous fait dire : “mais ce pauvre enfant n’a pas été éduqué, à peine élevé”… Que font les parents ? On se le demande et j’ai quelques idées.

- Ils pensent que leur petit bébé est sagement en train de faire une soirée pyjama chez leur copine Brenda. Brenda est un petit ange descendu du ciel pour préserver leur progénitures des trafics d’organes et autres horreurs que l’on fait subir aux petits chérubins.

- Ils ont démissionné après que leur enfant les ai menacé de prendre son envol et de claquer violemment la porte de sa chambre.

- Il font comme si ils savaient et s’en foutent. C’est plus simple ils peuvent ainsi se concentré sur leurs vies à eux.

J’ai assisté à un événement où l’ado débile s’est donné pleinement : les fêtes de Bayonne.

Les garçons y sont en quêtes de leur premiers émois sub-pantalon. Les jeunes filles sont en quêtes de popularité. Elles veulent être belles célèbres et s’il faut enlever quelques centimètres de tissus… pourquoi en faire un problème.

J’ai fait ces fameuses fêtes, à 17 ans et j’ai bu (beaucoup) j’ai dansé, rigolé, trainé avec les copines. Mais j’avais un t-shirt, un jean un groupe d’amis et des adultes non loin. Bref je risquait peu et j’étais en alerte, prudente quand même dans le fond.

Sûrement je deviens vieille et rabat-joie, mais dernièrement j’ai vu des filles à peine dix ans plus jeunes que moi se comporter comme je ne peux même pas le tolérer dans un cercle fermé ou dans une télé.

L’ado débile à du souci à se faire. Dans la course à la réussite sociale adolescente l’escalade vers la débilité profonde fait légion. Je donne des exemples.

- Ado débile femelle 1 porte un t-shirt avec écrit “super bite” dessus suivi de son prénom. Elle savais visiblement ce que ça voulais dire et en riait Ah ah …

- Ado débile femelle 2 déchire son t-shirt en pleine foule ivre et sautille en soutient-gorge.(je précise aussi qu’elle porte un short tellement court qu’on voit le bas de sa fesse…)

- Ado débile femelle 3 descend une demi bouteille de ?? avant de se trémousser de haut en bas entre deux gars (deux autres ado-débiles certainement trop saoul pour avoir un semblant de “garde-à-vous”). A la bonne heure !!!

- Ado débile mâle 1 se couche à la limite du coma dans une rue un peu isolée à moitié défroqué …

- Ado débile femelle 4, porte une jupe et s’allonge par terre… les jambes écartées.


Je ne sais pas ce qu’il est advenu des ces 5 jeunes. Il ne sont que des exemples. J’ai vu des ado débiles en pleine apogée à tous les coins de rue. Un million de personnes sont présent sur 5 jours dans un périmètres d’à peine 5km² (grand max). 2 viols on été commis, un sur mineure. De nombreuses bagarres ou accrochages, des vols de téléphone, et autres portefeuilles. 273 plaintes au total. Et c’est toujours trop.

J’espère seulement que les deux jeunes filles qui ont subit ces violences impardonnables ne sont pas dans la catégorie des ado-débiles. Car il est dommage de chercher des circonstances atténuantes. Mais après avoir vu tout ce que j’ai vu pendant les fêtes. Quand j’ai entendu le bilan. Je me suis entendue dire “C’est tout ? Deux?”

Et c’est atroce.

Car oui le viol est impardonnable et ne mérites pas de bémol. Mais… peut-être certains pourraient être évité hélas. Je m’explique. Si je me comportais comme ces jeunes filles ce serait pour envoyer des signaux clair de “j’ai envie qu’on me passe dessus”… hors elle ne font pas ça dans ce sens. C’est là que ça me gène. C’est dangereux. Elles jouent réellement avec le feu. Et sans l’esprit convivial et familiale des fêtes ce serait un carnage !!

Quand je dit que l’ado-débile a du souci à se faire je le pense et surtout pour les filles. Les garçon n’ont pas vraiment changé en plusieurs décennies. Hormis suivre la mode, ils ont à peu prêt le même comportement qu’avant. Si ce n’est qu’avec la démission des parents ils boivent ou se droguent plus et plus tôt.

Mais la société n’as pas encore admis que les filles pouvaient jouer la carte sexuelle a fond sans pour autant vouloir de rapport. Et ces ado là risquent gros.Je ne dis pas de se cacher derrières des gros habits qui tachent. Je dis juste qu’on peu quand même choisir sa tenue en fonction des circonstances. Le peu-vêtu qui laisse voir poitrine, fesse etc… est une forme de séduction. Une sorte de suggestion de sa sexualité. A à peine 17ans je ne suis pas sûre qu’on soit consciente de ce qu’est réellement la séduction et la sexualité. Et surtout on ne sais pas encore grand chose des pulsions et des gens qui ne les contiennent pas.

L’ado débile est donc une espèce sur le fil du rasoir. Mais je ne veux pas lui jeter la pierre. Pourquoi ? Parce qu’ils sont débile !! Ils ignorent, dans le fond le risque. Ce sont des ados. Et car qui dit ado-débile dit surtout Parents-Crétins.

J’ai été une ado, certainement débile aussi. Mais autour de moi il y avait des gens pour me dire stop. Des adultes. Des gens bien qui m’ont protégé sans fermer les yeux ou m’enfermer.

L’ado-débile est surtout une espèce hélas abandonnée à son sort. Une espèce qui nous prouve bien qu’à cette âge là… on en sait finalement rien.

Je suis surement con mais je ne comprend pas SnoopDog

- Bonjour, Jia, sûrement conne…

- Bonjour Jia !!

Et bien laissez moi exposer le dernier événement qui m’a laissée… le menton dans les chevilles.

Le dernier clip de Snoop Dog, et sa dernière chanson avec. Pour les cagouilles qui arrivent toujours trois ans après le train en marche, je parle donc de “Sweat”.

Oui, donc, sueur. Voilà. Déjà on commence fort n’est ce pas ? Et ça tombe bien car alors (?!) que je courait “en sueur” sur mon tapis. Le souffle rauque,  rougeaude. Tu vois, tu as compris. Moche quoi. Et bien voilà que sur l’écran de tv qui diffuse en boucle des conneries de pubs pour les programmes de fitness, je vois le physique gracile de Snoop Dog se dégager de la masse de débilos qui sautent partout en frappant du point. Oui j’avais zappé quelques secondes entre les deux. Bref.

Snoop donc, avance vêtu comme un adolescent boutonneux pré-pubère allant au bal de fin d’année, et qui se serait servi du cuir capitonné du canapé de sa grand-mère pour réaliser (main) son costume. Ambiance naphtaline ? Non tu as bien compris vu les lights épileptiques et roses que, que nini… tu es dans une boite de night. Ho yeh ! Mais j’ai oublié de préciser, que de part est d’autres du géant toutou, se dandinent deux dindes qui clairement n’ont rien de la jeune fille en fleur. Elles ont éclos depuis fort longtemps, temps depuis lequel elles ont par ailleurs oublié de porter des vêtements (décents).

Alors nous voici plongés dans ce club, où Snoop fini torse nu, une douzaines de… pintades autour de lui. Instant de grâce. Il porte des colliers de perles. Mais clairement c’est autre chose qu’il essaiera d’enfiler. Suivez son regard. Oui Snoop à le regard lubrique. Il chasse la femelle. Il l’appelle. Il lui parle. Il chante même au son tellement suave de David Guetta… “I wanna make you sweat”. Oh quel cochon ce Snoop !!!!!

Filles dans la piscine, que dis-je : paire multiples de nichons dans la piscine parce que oui, comme Snoop pense que tu es supra con, Snoop extrapole. Il ne fait que ça d’ailleurs. Et ce, depuis aussi longtemps que ces jeunes filles n’ont plus de vertue. Dix ans quoi. Ouf ça va être long. Nichons. Il extrapole, mais il sait être changeant, oui maintenant tu as un gros plan. Bingo ! Que les puceaux du premier rang qui sont déjà en érection sortent tout de suite. Je vous préviens vous reverrez la scène une demi douzaine de fois et toujours plus prêt, toujours plus lentement. Oui Snoop se diversifie, mais pas trop… einh, le nichon ça vend.

Étalage de Barbaque. Bienvenue devant le marché aux esclaves. En vitrine des femmes. Des nichons, des fesses, des regards allumés. Esclaves de l’image thermocollée de chaudasse qui convient si bien aux bons artistes qui brûlent déjà dans l’enfer de l’entertainement.

Perle de finesse, une mariée vêtue comme une pute voilée de tulle blanc. Et c’est un appel du pied car visiblement, la perle de Snoop c’est bien elle. Oui, rappelle toi l’histoire du collier plus haut. Ahhh oui… c’est celle qu’il va enfi… . Oui voilà…

Pause je vais trop vite. Entre temps deux hommes sont arrivés dans la boite de nuit. Puis on apperçoit un “WET” dans le fond (Bravo).Puis Les filles se touchent. Bla Bla… blaaaaa. Et enfin arrive une sorte de cage de verre où il fait visiblement chaud. Dans la cage devinez… allez… … bah des filles. Normal. Casi nue. Aussi. Vous en verrez même une coller son postérieur sur la vitre. Oui comme ce que font les ados dans les bus pour faire chier les automobilistes… Finesse je te chie ton nom.

Les filles allumes les deux VRP arrivés dans la boite… vous vous ennuyez moi aussi… mais attention, revoilà la mariée…

Et nous plongeons dans la romance touche de Snoopy. Son choix est donc fait. Sa perle, c’est la mariée. Et là, changement de décor. Nous voici dans le désert. Canapé blanc pour Madame.  Trône de Roi devant belle voiture pour Monsieur. Loin de la bruyante Las Vegas. Une peu de douceur. Et madame en a de la douceur… Elle a perdu sa robe en route, elle arrache son voile en marchant dans ce désert vêtu d’aube.

Et hop Madame se trémousse sur divan blanc. Puis sur Snoop, qui est sagement assis sur son trône. Puis re sur le divan. Madame n’a pas vraiment le rythme dans la mot mais elle sait écarter les jambe et courber les reins. Puis elle repasse sur Snoop. Bon … ça dure … c’est long. Et bien sûr on revient de temps en temps sur les nichons de dame piscine. Sur la cage. Sur la boite…. ainsi desuite pendant un long moment encore. Soudain un garde englais apparait. Il trouve nos deux VRP en caleçon dans le désert. Il ramène vers une limousine. FIN.

Cherchez pas c’est de l’art. C’est Snoop quoi.

Et voilà. Suis-je conne où tout ceci est une sombre bouse ? C’est moi ou Snoop s’est perdu. Le Snoop qui jouait de sa gueule de chien galeux au côté des grands noms du rap. Il rap maintenant sur une musique de David Guetta. Il le tolère  ! Il en redemande ! Alors j’ai quelques questions…

1. Qui est ce que ça fait encore “bander” de voir ce genre de clip ultra vus et revus !! ??

2. Quelle fille peut encore tolérer de voir ou d’écouter ça (à mois d’avoir quelque grammes et d’assoir sur son éthique au profit du divertissement) ?

3. Surtout qui peut m’expliquer pourquoi un mec qui a le talent et le charisme de Snoop puisse tomber dans cette facilité là ?

Pour être honnête je ne comprend pas ce type depuis bien plus longtemps que ce clip. Mais revoir cette même merde encore et encore ça me désespère.

Oh je vais pas me révolter et brûler mon soutif, je suis bien plus génée par la daube acoustique que par les multiples plans sur les nichons. En tant que femme bien sûr que je supporte mal cette vision très masculine et machiste de mon sexe. Mais bon il faut que homme fantasme… soit. Mais ce qui me fait chier réellement c’est d’être passer à côté de vrais talents du hip hop et du rap à cause de ce genre de merde. Et quand ça vient de quelqu’un qui justement était un grand, c’est à se retourner dans une éventuelle tombe.

Snoop Dog, je ne te comprend pas.

Tu es riche.

Tu as du talent (avais).

…Tu aurais pu faire une carrière autrement plus classe.

…C’est que tu dois être vraiment très con… non ? Ou est-ce moi ?

Je suis de mauvaise foi

Vous avez raté de peu une longue réflexion sur l’économie … (ouf). Oui j’étais partie à rêver au système économique capitaliste basé sur la croissance à confronter avec un système économique plus proche de ce en quoi JE crois, l’équilibre… mais feu le post a été blackboulé par une envie soudaine de parler de quelque chose de bien moins chiant : la bonne foi.

La mauvaise fois donc est un très de caractère commun à tous. Par sa seule raison d’exister, elle est cependant niée de tous.

”- Tu fais preuve de mauvaise foi René !!

- Pas du tout !!! “

Ok tout le monde à compris

Non ?

Là c’est mieux ?

Quand une personne face à vous fait délibérément preuve de mauvaise foi, deux solutions.

Cas n°1 : la solution du buté.

Solution de la personne peut inclinée à réfléchir. ça boue à l’intérieur. On veut avoir le dernier mot et raison par le même occasion. Mais voilà comment ça se passe et se termine la plupart du temps. Ami n°1 fait outrageusement preuve de mauvaise foi caractérisée. Ami n°2 use du “Cas n°1” : le ton monte. Débat inscessant. Fin d’une amitié ou début de son érosion (si Ami n°2 n’est pas trop con et qu’il s’est arrêté un poil avant le point de non retour). Autre exemple : Madame ne lâche pas le morceaux. Monsieur non plus. Il se met à crier. Madame se met à hurler. Les vieux dossiers ressortent. Monsieur lui en colle une : divorce.

N’ayez crainte j’ai bien réfléchi et crois qu’il existe une autre méthode de gestion de ce trait de caractère typique.

Cas n°2 : la solution du sage.

Solution qui commence par fermer son propre clapet. Et oui. La mauvaise foi des gens génère généralement une réaction violente. Voir quelqu’un soutenir une chose “fausse” par pur orgueil peu rendre fou.

Première étape donc : le silence. Se calmer à tout pris et prendre la mesure.

Si Delphine me soutient que le cancer est dû à une légère déviation de la lune dans l’atmosphère qui laisse du coup passer des particules solaires et astral très dangereuses… Bon là vous voyez pourquoi il faut à tout pris ne pas bondir ?

Non ? ….

Vous n’allez quand même pas débattre de ça pendant 4h ?? Qui plus est, risquer de froisser Delphine, de passer une mauvaise soirée, voire de perdre une amie, certes pas futée l’amie mais quand même…

Patience, ce n’est pas parce que vous la fermez dans un premier temps pour éviter le cas n°1 que nous en avons fini.

Deuxième étape : la vengeance. Oui parce que il faut bien sortir Delphine de ce merdier et par la même occasion lui donner une petite tape sur la tête histoire qu’elle ai des hésitations avant de récidiver.

Il faut se vouer à l’investigation. Trouver la vérité est votre but. Mais une fois trouvée et prête à lancer il faut encore, parfois, attendre. Plusieurs heures, ou jours. Le tout est que vous ayez l’air d’avoir eu l’info sans avoir demandé. Et c’est super important pour une raison que j’illustre juste là en dessous.

”- Et au fait Delphine, je discutais hier avec un chercheur en “mouvement lunaires et conséquences” de la Nasa. Il me soutient qu’il n’y a aucune corélation entre cancer et déviation la lune. J’ai eu du mal à le croire, mais figure toi que la lune ne “dévie” pas. Elle tourne mais ça, apparemment, c’est normal. “

La joie et l’art de faire exploser la vérité à un instant T idoine. Pas mal hein…

Je vous vois jubiler à l’idée d’écrabouiller les convictions erronées de Delphine, que vous aviez pourtant laissé être balancées sur la place publique sans sourciller. Que la vengeance est douce quand elle est encore tiède….

Mais voilà. Je n’ai pas décrété que le Cas n°2 était la solution pour cette raison (pas seulement du moins).

(Oh mais quoi ? Comment ? Que veut-elle dire ?)

Bien entendu laminer Delphine est jouissif. Mais le sentiment qui nourrit la mauvaise foi ne serait-ce pas justement le péché d’orgueil ? Ne s’agirait-il donc pas plutôt d’un duel d’égo ? ….

….

Pour faire bref : si vous n’admettez pas ceci, faites comme moi (très souvent), choisissez, tant pis, le cas n°1. Car en cherchant la vérité, vous pourriez bien vous apercevoir que c’est vous qui faisiez preuve de mauvaise foi ! Et notre égo il dit quoi ???

(Aïe.)

JBD

J’ai une personnalité complexe

en somme, je ne suis pas simple…

Petite dissertation sur ce que l’on aimerait croire de soi

Hmm que je m’aime…

Nous avons deux façon de nous définir : face au miroir, face aux autres. Toujours des miroirs de toute façon. J’ai eu envie de parler de cet ego-mania latente qui nous hante tous, car j’ai dernièrement rencontré des gens passionnant à ce sujet mais aussi parce que des personnalités de mon entourage sont entrés dans les limbes du “qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’erre…”. Et à l’étage de la contemplation il y a du lourd à raconter sur la nature humaine.

Je ne cracherai aucun venin. Les événements actuels me “lunent” plutôt en faveur de la compassion. J’ai beau avoir nommé ce blog “Chroniques misanthropes”, j’aime bien les autres être-humains. (Dis-je pompeusement avec un air archi supérieur).

Je suis surtout très curieuse de la nature humaine. Et récemment mon attention s’est donc portée sur la façon dont on se défini. Verbalement, c’est un délice. Par la gestuelle et tout l’aspect extérieur, un régal.

Je commencerai par la conclusion. Oui cher ami j’aime brusquer les gens, peut-être mon côté misanthrope…

Plus les gens cherchent à se définir plus ils ignorent ce qu’ils sont, plus ils cachent leur nature profonde, leur essence.

Vous me direz : peut-être est-ce moi qui projette ma propre personnalité sur ces gens, et par la même occasion, je crois qu’il se mentent alors que c’est moi, uniquement, qui me leurre. (Oui celle là mérite relecture…).

Mais admettons que je suis un génie doté d’un QE énorme et poursuivons sans me contredire.

Il y a deux sortes de définitions : “Je suis simple”, “Je suis complexe”. Et bien souvent une personne, vous le constaterez, peut, dans un court laps de temps, vous dire l’une et l’autre. Personnalités paradoxales.

J’avancerai sur ce point que, en tant qu’être humain, on peut être réduit à un seul but : être heureux, le bonheur, tout ça… En tant que personnalité qui vit dans ce monde, souffre, grandit, expérimente, pleure, mange, pète etc. nous avons des façons très diversifiées et souvent très complexes d’y parvenir. L’une des conditions du bonheur étant très unanimement : être aimé, apprécié, compris cajolé. Arrêtons de mentir !!!On est tous en mousse au fond. Parfois, je vous l’accorde, c’est très très très très au fond… voir irrécupérable, perdu, tant pis. Mais bref, cette condition explique notemment pourquoi on passe notre temps à nous expliquer aux autres et pourquoi on veut pouvoir se définir à la fois comme simple (pour rejoindre son prochain) et comme complexe (pour être unique aux yeux de son prochain). On a quand même été doté d’un mode de fonctionnement bien pénible à mon sens.

Voilà pourquoi Arnold peut dans une même conversation me résumer les deux choses essentiels de la vie et me dire qu’il est complexe à la fois. Le but est simple, le moyen de l’atteindre est tortueux.

Décréter que l’on a une personnalité complexe n’est ce pas au fond un pervers moyen d’intriguer les autres, de les forcer à creuser un peu sous la couche superficielle, tout en ne s’engageant sur aucune piste sérieuse. En sommes c’est une façon d’ouvrir une porte sans formuler une invitation à entrer. C’est un avant tout un moyen de se protéger des autres sans se déclarer loup solitaire.

Arnold me dirait :  “je suis simple”, il me dirait aussi ce qu’il attends de la vie et se positionnerai franchement et définitivement. “Je suis complexe” signifie, que je ne pourrais jamais vraiment savoir qui il est, que tout ce que je pense à son égard peut bouger, car rien n’est ferme et arrêté. Arnold veut m’ouvrir une porte en se définissant, mais il ne veut pas fermer les opinions à son sujet au cas où il aurait besoin de bouger, de s’adapter.

Se définir c’est montrer, surtout, ce que l’on attend du reste du monde, car au fond on peut toujours dire ce qu’on veut.

Alors je repense au but à atteindre, simple et positionné, celui qu’on peut assumer qui qu’on soit : “être bien” et je me dis que quoi qu’il en soit, quels que soient les moyens obscure employés, on va tous dans cette direction (sauf ceux dont j’ai fait exception plus haut).

Prétendez ce que vous voudrez à votre sujet les gens, de toute façon, vous n’êtes pas bien différent les uns des autres : des paradoxes qui pointent tous dans la même direction.

Jia B. Doyle

Je suis belle

Oui je viens de m’envoyer un bouquet à la gueule. Mes hormones du moment me donnent envie de parler de la beauté. Subjective caractéristique pourtant majeure dans notre petit monde.

Mon thème astral a dit que je n’étais pas,avis aux femmes sagittaire, très belle. Merci. Je vais aller pleurer plus loin, ramasser ce qu’il me reste d’ego et je reviens dans cinq minutes.

Voyez les conneries que je m’injecte chaque matin en lisant mon horoscope. Mais bref la beauté est un fait. Et que Platon aille se faire cuire un œuf, je maintient que c’est subjectif. Je crois en la magie des hormones, du code génétique et des goûts personnels. Surtout la dernière partie. Parce qu’on tous à un moment donné pu relativiser sur la soi-disant beauté de notre Apollon. Je veux dire : qui n’a jamais regardé la personne qui vous affole le coeur (et pas seulement) et dit :” mais merde qu’est ce que je lui trouve à ce tromblon ?”.

Phrase prononcée exclusivement quand vous tombé sur LA photo. Vous savez, celle où il a toutes ses dents dehors, un air de pervers “bois sans soif” avec un petit fil de bave qui part de la canine et s’étire jusqu’à la langue. Et oui on tous des moments difficiles…

Pourtant, en temps normal, il marche au ralenti, le pied souple, la chevelure parfaitement positionnée. Il a une fossette au coin de la bouche et son regard vous fait vous souvenir… de rien. Ah euh … hey ! Sâlù !.Bref.

Mais là devant cette photo vous commencez à comprendre qu’il y a comme une aberration. Joseph serait-il en vrai un thon ?

Et puis comme pour vous faire bien comprendre que la beauté n’a rien de dogmatique vous vous retrouvez face à James. James n’est jamais moche sur une photo. Les yeux mi-clos, la bouche grande ouverte, le dos vouté… non toujours pas moche. God bless James. James serait-il parfait ?

Oui et bien peut-être ! Mais quoi qu’il en soit en face de James votre cœur ralentirai presque son rythme cardiaque, tellement on s’en fou. Mais Joseph et son fil de bave, quand il ne bave pas, il vous retourne littéralement le fond de la cu…. tête.

J’en suis venue à me dire la perception de la beauté ne serait-elle pas juste un truc dans notre tête. (Prix nobel de la phrase mi bourge mi prolétaire !)….

Je peux dire que, rationnellement parlant, James est un bel homme. Pourquoi ?

Je peux aussi dire de façon complètement irrationnelle et entre deux bouffée que chaleurs que Joseph est canon. Pourquoi ?

James est un MCM (Mag Cover Man) : et je viens de la pondre celle là. Il a du gel, une carrière, une belle voiture, une dentition parfaite (et non 48 dents surtout devant), des abdos béton alu plaqué or bref… 90% des filles voudraient en théorie se le faire. Mais j’ai une théorie : ça ne veut pas dire que James les fait vibrer…. Oui James est beau alors en tant que femme normalement constituée je devrait vouloir en faire un case dalle ou un époux, et tout ce qui se trouve entre les deux. Mais non ! Et je pense que, dans le fond, la majeure partie des filles/femmes qui hurlent “Jaaaaamesssss !!!!” dans la rue aiment seulement l’image parfaite qu’il renvoie. Seulement quelques unes s’accordent avec lui et vibrent. Je suis même persuadée que cela n’aura rien à voir avec la beauté… c’est une alchimie.

Et Joseph dans l’histoire ? Et bien lui c’est un peu comme s’il avait une autre dimension. Étrangement, il a du relief (et je ne parle pas de ses dents). Je m’interroge : est-ce parce que, au fond de moi, je ne crois pas avoir les moyens d’accéder à un James ? Mon thème astral ayant décrété que je ne cassais pas trois pattes à un connard, je jette l’éponge ? Je ne crois pas. Je préfère penser que, nous les êtres humains sommes doué d’intuition et de discernement. Surtout de discernement. James n’est pas mon genre. Il ne représente pas les valeurs et idéaux profonds en lesquels je crois et auxquels j’aspire.

Joseph et ses grandes dents, à une autre dimension. Sa beauté en fait est en trois dimensions. Extérieur, intérieure et périphérique. Quand Joseph m’a parlé pour le première fois il était curieux en ce qui me concerne : qualité. Il était sympathique et drôle : qualité. Voilà pour l’intérieur. Pour l’extérieur bon euh comment dire en dehors du manque de photogénie et d’un prédisposition à faire de lourdes erreurs capillaires, il faut admettre que certaines avantages font pencher la balance du bon côté. Périphérique : ses valeurs profondes sont le miennes.

En somme, à mes yeux, la beauté a deux façon d’exister : “Brad Pitt est beau” ou “Mon collègue de bureau me fait rêver”

Note à mes collègues de bureau : c’est un exemple vous êtes des James pour moi :). Thanks !

Finalement, je l’avoue avec un peu de honte, mais la beauté, celle qui nous donne le plus de difficulté à regarder, ne serait-elle pas celle qui comprend la beauté intérieur et extérieur ?

James est beau mais c’est tout.

Joseph est beau et vous ferez en sortes de ne pas en rester là.

Je suis une connasse…

Depuis quelques temps je me demandais bien sur quoi je pourrais m’énerver un bon coup. Mais ces derniers temps je trouvais les choses jolies et sympa : inspiration en berne. Ce matin c’est un 4x4 flambant neuf qui a rallumé la petite flamme de la crise de nerf qui sommeillait en moi. Il était là, devant moi, auréolé de cet ego démesuré que je pouvais sentir à cent mètres. Non pas le 4x4 (quoique), mais son propriétaire.

J’étais à la banque en train d’encaisser un chèque. Je vous le disais : saturne en sagittaire influencé par la lune en cochon et voilà que la vie est sympa. Puis soudain quelqu’un entre marmonnant un bonjour barbu et inaudible. Il s’approche du guichet, encore, trop près… beaucoup trop et là j’ai compris que ce mec était tout simplement : un connard.

Hélas oui je reconnais qu’il y bien des fois où j’ai pas agit de façon très classe. Les ruptures, les coups de fils auxquels tu ne veux pas répondre, les gens que tu ne veux pas voir. Mensonges, mauvaise foi, colère injustifiée…

Oui parfois je suis une connasse, je l’admet.

Sur ce blog, le copieur s’appelle Robert, le connard s’appellera Jean-Louis (pardon aux Jean-Louis, d’avance je vous soumet mes plus plates excuses… et je rampe) .

Jean Louis Connard je me présente…

Je sentais donc son souffle chaud derrière moi. Un souffle d’agacement. Évidemment Jean-Louis est impatient.

Le plus gênant étant que plus personne ne se colle à la personne de devant quand elle attends à un guichet. Il existe ces nouveaux trucs : les bandes jaunes ou rouge qui disent “Jean-Louis dépasse pas les limites c’est privé par ici”. Mais Jean-Louis se contrefous des bandes, des limites. Il t’engueulera si toi tu oses avoir un ongle de pied qui frôle son espace privé, mais lui il est au dessus des lois. Il pense d’ailleurs que le respect et le bon sens c’est pour les autres. C’est pour facilité sa vie. Bien sûr, le monde tourne autour de Jean-Louis.

Je termine mon opération bancaire. A peine j’amorce un au revoir à la gentille guichetière que Jean-Louis m’a déjà expulsée, les deux coudes posés, sur le comptoir et qu’il (sans aucune politesse) aboie sa requête.

Et c’est à ce moment. Le moment où j’ai poussé la porte de la banque que le personnage abjecte de Jean-Louis à pris tout son ampleur. J’ai alors vu une confirmation au sens presque religieux de ce que j’appelle un connard.

Jean-Louis a un 4x4 et il est garé … sur deux places dont une handicapée.

Applaudissement ! (Encore Encore…) Et maintenant chatons un Halleluia !!

Jean-Louis c’est le mec qui parle très fort au téléphone dans le train tout en ayant Sakira en sonnerie. Et comme Jean-Louis est un mélomane il laisse sonner assez longtemps son (“putain de”) téléphone pour que tout le monde en profite. Si tu avais l’intention de piquer un somme… mais enfin pourquoi tu veux dormir : Jean-Louis, lui n’a pas sommeil !!

C’est la femme qui laisse son caddie en travers du rayon et te lance un regard noir quand tu le déplace (délicatement et avec une vingtaine de “pardon”…). C’est le mec qui te pique ta place sur le parking, alors que bordel tu avais mis ton clignotant !!! . Celui qui t’insulte quand tu as du mal à faire ton créneau. La conasse qui te jette contre un mur dans la rue parce tu a faillit écraser son escarpin dans le bar un peu plus tôt. Celle qui te dit pas merci alors que tu la laisse s’insérer devant toi dans la file de voiture en plein bouchon. Le connard qui roule à trente parce qu’il ne sait pas où il va et qu’il s’en fou que toi, et bien tu as autre chose à foutre que regarder le paysage. Celui qui fait une fête endiablée tous les jeudi soir sans jamais penser que toi, tu bosses le vendredi (comme beaucoup de gens). Le couple du dessus qui a offert un tricycle à son gosse et qui le laisse en faire DANS l’appartement. C’est le mec qui sait tout et sa femme qui sait tout et leur fille, la jeune conasse qui croit que le rose fushia et les bottes blanches ça fait pas pute… et j’en passe.

En conclusion je dirait que Jean-Louis se fou du monde dans tout les sens du terme. Il n’a aucun respect pour personne il ne pense jamais aux conséquences, aux autres. C’est comme s’il avait à peine conscience de l’existence d’autres personnes, en dehors du fait que ces présences extérieures lui pourrissent la vie. Il vit comme s’il n’y avait que lui qui vivait vraiment. Il prend deux places de parking, il se colle à vous au guichet, il ne s’excuse jamais, ne dit pas bonjour ou merci. Et le plus extraordinaire dans tout ça ce n’est même pas qu’il ait réussi l’exploit d’être un parfait connard en moins de deux minutes, car ça c’est chose quotidienne dans sa vie. Non ce qui est vraiment extraordinaire chez le vrai connard : c’est simplement qu’il n’a pas la moindre idée de ce qu’il est… un connard. Moi ça m’épate…